La peinture a toujours été un moyen d’expression.


Que peut-on faire de plus après les grandes découvertes picturales au fil des siècles ?
Il s’agit donc de trouver sa propre voie tout en affirmant sa singularité, changeant au fil des années l’approche de la peinture.
Dans les années 1980, j’ai été influencé par des peintres aquarellistes Mesdames Valentine et Berthière, qui m’ont encouragé à travailler cette technique pendant une dizaine d’années. Après un passage classique à la peinture à l’huile où j’ai travaillé Venise, les reflets, la nature,…
Je me suis dirigé tout doucement grâce à la peinture acrylique vers l’abstraction.


Cette technique s’est révélée un vrai tournant dans mon parcours.
J’ai ainsi pu libérer ma touche et jouer davantage la spontanéité.
Tout doit naitre dans l’instant, dans le mouvement, mais ne doit pas être le résultat de longs calculs. Je n’ai pas envisagé une théorie toute faite sur mon travail, il consiste dans un premier temps à toucher et à émouvoir.
« L’art ne se comprend pas, il se ressent. » 

Je place toujours la couleur avant le dessin, celui-ci se forme ensuite par agencements et juxtapositions. Un passage au pinceau, un trait bref pour localiser l’action sur la toile, puis vient le travail au couteau, salir la toile pour créer un flou et découvrir, un objet, un corps, la nature…
Ce résultat résonne en parallèle avec ce que disait un certain Pasolini « Devant le projet de peindre un pré, je me demandais si je devais peindre tous les brins d’herbe. »

Je ressens le désir de développer une forme de peinture abstraite où la gestuelle serait omniprésente.
Bien que la réalisation d’une peinture reste une complexité pour le peintre qui agit et pour le public qui reçoit. Ce défit me saisit et me pousse à continuer mon parcours dans ce sens.